
Ca faisait un petit moment déja, que je voulais regarder WATER.
Je dirais qu'au début du film on est là a essayer de comprendre. On se demande pourquoi des femmes sont ainsi mises à l'écart de la société?
Et en même temps on se dit que c'est normal cela fait parti de la religion hindouiste et de traditions indiennes en quelque sorte.
C'est vrai pourquoi la petite Chudyia se retrouve-t-elle entourée de vieilles? On a l'impresssion que ces femmes et surtout celle qui "dirige" cette maison, sont entrain de voler l'enfance et l'innocence de Chudiya.
Bien sûr comme dans la vie, on trouve dans les films des personnages tout à fait attachants et d'autres simplement dégoutants. Des personnes qui sans aucune gène prèchent et se disent suivre les textes sacrés. Or on s'apperçoit tout au long du film que ce qui se disent religieux ne sont que des hypocryte, applicant les textes sacrés un peu à leurs sauces.
Le problème est que des petites filles sont victimes de cette situation.
Un grand, un immense bravo a John Abraham qui nous présente ici sa meilleure interprétation. Son énergie était canaliséé, sans aucun sur jeu; le role est interprété avec tellement de conviction et d'émotion que je me suis mise à pleurer ( Surtout la dernière scène).
UN FILM incontournable qui mérite bien évidemment les récompenses qu'il a reçu


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Water Une tragédie filmée à l'aide d'une image soignée
1938, Inde coloniale, Gandhi arrive au pouvoir. Chuyia, âgée de 7 ans, perd
son mari et est envoyée dans une maison où les veuves hindoues vivent en pénitence. Âgées de 18 à 80 ans, ces femmes "paria" à la tête rasée, mendient pour manger et passent leur temps à
prier en attendant la mort. L'arrivée de cette enfant curieuse et innocente va affecter la vie des autres résidentes. Et notamment celle de Kalyani, une belle veuve qui tombe amoureuse de
Narayan, un jeune idéaliste, disciple de Gandhi. Peu à peu, la présence de Chuyia va ébranler tout ce qu'elles se sont résignées à accepter et les pousser à se révolter contre la tyrannie
de ce mode de vie dépassé et controversé...
"Water" est le troisième volet de la "trilogie des éléments" de la réalisatrice Deepa Mehta, après "Fire" (1996) et "Earth" (1998). Co-production indo-canadienne, le film a remporté trois prix pour sa photographie, sa musique et son actrice au Génie Awards 2006 d'Ontario. Avec un style bien à elle mettant en avant une belle photographie et un rythme lent, Deepa Mehta éclaire une pratique controversée qui exclut les veuves qui ont eu le malheur de survivre à leur mari. Un voyage dans un pays, sa culture et ses croyances avec un regard particulier sur cette dérive où des femmes sont envoyées dans une maison de pénitence. Rasées et exclues, elles se retrouventobligées de mendier pour survivre. La réalisatrice nous ouvre les portes de ce monde, filmant en huis clos les différents protagonistes et les rapports qu'elles entretiennent entre elles et avec le monde extérieur. Quasi inconnues en Occident, les interprètes, de la plus petite à la plus âgée, communiquent la profonde détresse de ses femmes qui encore aujourd'hui subissent le même sort. Sans oublier l'eau, symbole lyrique et fil conducteur du film. C'est plein de sensibilité et de douleur que "Water" se fixe sur une tragédie à l'aide d'une image soignée, pleine de couleurs et d'artifice pour nous laisser avec un sentiment d'injustice.
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